I bambini immigrati e il senso comune

4 March 2009

  fonte: http://www.massimogiuliani.it/blog/?p=72

Botteghe del RavalNon c’entra il razzismo con la proposta leghista di istituire classi scolastiche separate per gli alunni immigrati. C’entra invece una cronica mancanza di fantasia e di creatività in quelli da cui ci aspettiamo che risolvano problemi complessi e che invece non riescono ad affrancarsi dall’ordine lineare e semplice del senso comune. L’ordine del senso comune prevede, ad esempio, che se una cosa fa male alla salute, la si proibisca; che se qualcuno è diverso, lo si metta in un luogo diverso. E così via.

Barcellona è una città straordinaria. C’ero stato parecchi anni fa. Il defunto franchismo faceva ancora sentire i suoi miasmi, la lingua e la cultura catalane erano soffocate e su tutto vigeva un ordine rigido e fasullo.

Il barrio

Dopo tanto tempo ho trovato una città molto diversa. Ho passato una parte della mia estate recente alloggiato in un appartamento di un quartiere affascinante ma dalla fama non rassicurante.

Il Barrio Raval (a un passo dalla Cattedrale e due dalle Ramblas) è un quartiere popolare molto caratteristico: ho scoperto una volta arrivato là che la mia guida lo descriveva come il “quartiere storico di assassini e prostitute”. Folklore a parte, il Raval oggi è zona di immigrazione: maghrebini, pakistani, soprattutto latinoamericani vivono lì, aprono botteghe di generi alimentari, talvolta frequentano i locali per adulti.
Io ero da quelle parti nel periodo in cui in Italia si parlava di mandare l’esercito nelle strade delle nostre città. Notavo che il Raval è il tipico quartiere del centro nel quale da noi sarebbero intervenuti installando strumenti di controllo, magari una sede della Questura, una pattuglia ad ogni angolo.

Al Raval, invece, hanno restaurato la Casa della Caritat per farne il Centro di Cultura Contemporanea (CCCB), uno spazio vivace di incontri e di eventi culturali di rilevanza internazionale. Poco più in là c’è il Museo di Arte Contemporanea (MACBA) e le facoltà di Sociologia e Scienze della Comunicazione.

Barcellona, Museo di Arte Contemporanea

I negozi degli immigrati prosperano perché fra i loro avventori abituali ci sono studenti e turisti (che frequentano negozi e librerie della zona e fanno sosta sulle panchine delle piazzette, tutte accoglienti e restaurate di fresco); sul piazzale del CCCB i ragazzini immigrati del quartiere sfrecciano sugli skateboard; le culture si intrecciano e convivono. Oggi il Raval è un quartiere aperto, colorato e meticcio.
Non so se qualcuno di voi ha esperienze diverse, ma io ero con la mia famiglia e non ci è mai capitato, a nessun’ora del giorno e della sera, di doverci difendere da incontri pericolosi o sgradevoli (a parte qualche innocuo ubriaco).

Barcellona è una testimonianza di come al circolo vizioso del controllo, dell’esclusione e della separazione possa sostituirsi il circolo virtuoso generato da politiche di inclusione.

 

Phénoménologie de la recommandation

19 June 2008

Avant d’aborder le sujet du présent article, je voudrais d’abord, en peu de mots, me présenter à tous ceux qui ne sont pas sensés connaître mon histoire. Je m’appelle Jean-Pierre NDAYAMBAJE; je suis d’origine rwandaise et depuis juillet 2003 je suis citoyen italien; je vis actuellement à L’Aquila, ville dans laquelle je suis arrivé en septembre 1998 en provenance de la République du Mozambique où je vivais comme réfugié politique depuis novembre 1994. Pour des raisons que je vais essayer d’expliquer ci-après, je me considère une des personnes les plus recommandées de L’Aquila. En effet, aussitôt arrivé, j’ai été recommandé (même si je remplissais toutes les conditions requises), pour participer à un cours d’informatique destiné aux immigrés extracommunautaires résidents dans la Région Abruzzaise, à la fin duquel j’ai obtenu un certificat d’Operatore Informatico in Editoria. Je voudrais, cependant, souligner que le susdit certificat n’est pas valable pour participer à des concours publics en qualité d’Operatore EDP ! Il y a donc lieu de se demander à quoi sert ce titre de qualification étant donné que depuis qu’il m’a été décerné je ne l’ai pas encore utilisé à des fins professionnelles; je le garde plutôt comme une pièce de musée.

En 2003, après que tous les efforts pour la reconnaissance de mes titres d’études obtenus au Rwanda s’étaient avérés inutiles, j’ai dû recourir encore une fois à cette pratique insolite de recommandation pour obtenir un certificat d’habilitation aux études secondaires sans lequel j’aurais dû recommencer mes études à partir de l’école primaire. Je ne compte pas raconter ici tous les passages et toutes les humiliations que j’ai dues supporter ; mais je crois qu’il est extrêmement important de reconnaître que c’est grâce à mes pistons que j’ai pu m’inscrire au cours du soir à l’Institut Commercial Luigi Rendina de L’Aquila après avoir brillamment passé mes examens d’habilitation auprès d’un lycée scientifique de Chieti. C’est pour cette raison que, seulement 6 mois après l’inscription, j’ai obtenu un diplôme italien en sciences comptables et commerciales avec 90/100 des points. Même si j’en suis extrêmement fier, je pense qu’il serait injuste de ne pas rappeler que, exactement 20 ans avant, j’avais obtenu le même diplôme (sans recommandation) auprès de l’Institut des sciences commerciales et administratives de Gisenyi (au Rwanda). L’unique différence entre les deux titres étant que l’un est reconnu dans le monde évolué dans lequel je vis, tandis que l’autre ne l’est pas simplement parce que délivré par une école inconnue et donc non valable.

Le comble des malheurs est que en octobre 2004, après avoir obtenu le susdit diplôme, j’ai perdu l’emploi que j’avais auprès d’une agence de traitement des données comptables pour la simple raison que le nombre de personnes employées par la petite entreprise en question étaient en excédent. Voilà donc comment je me suis retrouvé sur le pavé à l’âge de 40 ans avec dans les mains un diplôme italien fraîchement obtenu. Depuis lors, je ne cesse d’importuner en vain mes parrains. Le tam-tam de mes sollicitations est devenu de plus en plus insistant au point que la plupart d’entre eux s’en sont visiblement agacés ; sans rien me dire évidemment. Malgré cela, je ne me suis pas laissé abattre car je suis armé d’une patience parfois choquante. Ainsi, en avril 2005, j’ai pu encore une fois être recommandé par la Cassa di Risparmio dell’Aquila pour aller à Modena en vue d’y soutenir un colloque de travail. Cette fois-ci la promesse valait vraiment le coup puisque, selon les dires de mes pistons, j’aurais dû m’occuper des rapports avec les citoyens extracommunautaires pour lesquels l’Institut en question venait d’ouvrir un compte spécial (Conto Arcobaleno). Ainsi, le cœur léger, le 20 avril 2005, je partis au siège du Gruppo Bancario Banca Popolare dell’Emilia Romagna. Étant l’unique Aquilano à soutenir le colloque ce jour-là et donc sans concurrent, j’étais cyniquement content. Malheureusement mon enthousiasme ne tarda pas à s’effriter car la réponse que j’attendais au plus tard le 10 mai 2005 n’arrivait pas. Serait-ce pour des raisons de lenteur bureaucratique ? Ou tout simplement c’étaient parce que la décision à prendre était si importante qu’elle avait besoin d’être sérieusement pondérée ! Le fait est que je dus attendre en vain jusqu’au mois de septembre. Finalement, en raison de mes insistantes sollicitations auprès du Président du Conseil d’Administration et du Réviseur des Comptes en chef, je fus appelé par une secrétaire de la Cassa di Risparmio dell’Aquila pour me fixer un rendez-vous le jour suivant avec le chef du personnel, son Excellence Alfredo Di Giovanni. La réponse que je reçus de cet illustre personnage me gela le sang : «Désolé, monsieur Jean-Pierre, mais votre colloque n’a pas répondu aux attentes de notre entreprise » ! Je vous jure que je n’en croyais pas mes oreilles ; j’étais sûr d’avoir mal entendu puisque, depuis mon retour de Modena, mes parrains ne cessaient de me répéter que j’avais été bravo et que, par conséquent, je ne devais pas me préoccuper! Le coup fut tellement dur à tel point que, jusqu’à ce jour, je ne suis pas encore parvenu à le digérer. En tant qu’africain traditionaliste, je me suis tout simplement résigné au fait que mes ancêtres avaient décidé autrement et j’attends le jour où je vais retourner chez moi pour consulter un devin. Je dois rappeler que, pendant 6 ans et sans recommandation (1988-1994), j’ai travaillé comme inspecteur à l’Union des Banques populaires du Rwanda.

Dans l’entre-temps, j’ai essayé d’autres voies qui, elles non plus, n’ont rien fait d’autre que amplifier mes désillusions. En effet, au mois de novembre 2005, je me suis retrouvé catapulté dans un bureau d’un conseiller commercial (commercialista) où j’ai travaillé au noir pendant une année entière en qualité de comptable. Et puis, j’ai tenté aussi de m’infiltrer en politique et j’ai posé ma candidature au poste de conseiller communal dans la liste du Parti Democratici di Sinistra avec le soutien et sous la demande explicite de l’actuel Maire de la ville de L’Aquila. L’intention étant non seulement celui de gagner les élections mais aussi de créer un canal privilégié de communication avec la communauté des immigrés et des nouveaux citoyens c’est-à-dire des italiens d’origine extracommunautaire. Paradoxalement, le sujet n’a plus refait surface après que notre coalition a gagné les élections ! Est-ce parce que les résultats obtenus ont été maigres ? Ou alors parce que le sujet n’est plus intéressant ? J’attends toujours pour voir.

En fin de compte, voilà que l’homme le plus recommandé de la ville que je suis se trouve encore en situation de chômage qui, de plus en plus, risque de devenir chronique. Et pourtant, selon une étude réalisée par l’hebdomadaire L’Espresso, plus de 70% de jeunes italiens croient que la recommandation est l’une des voies les plus sures qui portent vers le succès. L’espérance étant la dernière à mourir, je reste convaincu qu’après ma mort, je réussirai à être recommandé pour trouver une place à la droite du Père où je connaîtrai, sous sa protection, la Paix éternelle.

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incubo

8 March 2008

Una lettera che spero non venga mai scritta

È una notte di fine Febbraio del 2008. Sono fradicio di sudore gelido. Lentamente, mi rendo conto di aver avuto un incubo. Fortunatamente, era solo un brutto sogno: il sogno di me che, nell’anno 2014, ricevevo la lettera di cui sono riuscito ad annotare qui di seguito quasi tutto.

Carissimo,
stai benissimo, come al solito, spero! Noi tutti, qui, non ci possiamo lamentare. Che bella Domenica, oggi! Non mi sono svegliata alla solita ora, perché ieri sera abbiamo fatto tardi. C’era un bel concerto nella palestra della Parrocchia e siamo andati a godercelo, io e Pierfranco. Cantavano Gigione e Raffaello, che sono padre e figlio e uno piú spassoso dell’altro. Veramente, c’era tanto entusiasmo e noi volevamo rimanere fino all’ultimo bis, ma a un certo punto abbiamo dovuto andarcene, perché avevamo promesso a Silvio e Karola di rientrare per mezzanotte, cioè in tempo per lasciargli la Range Rover. Loro dovevano andare in discoteca assieme ai quattro studenti universitari che abitano da noi, nella casa giú in città. Sai, i nostri ragazzi ci hanno fatto amicizia e per questo fine-settimana hanno voluto che li ospitassimo qui. Sono venuti in autobus e non c’era altro modo per farli circolare di notte: la Smart di Karola e il Porsche di Silvio sono tutt’e due biposto. A proposito, non ti avevo ancora scritto che da un paio di mesi gli studenti li abbiamo sistemati nello studio di Giulio, tanto lui non lo usava mai. L’abbiamo tramezzato e ci abbiamo ricavato pure un bagnetto. Ce li siamo presi in casa, perché tanto sono molto perbene, gente pugliese » Leggi tutto il post